Belle et Sébastien

Belle et Sébastien

Le tournage

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Génèse du projet, choix des acteurs et repérages

C'est en feuilletant le catalogue de Gaumont que l'un des producteurs, Clément Miserez est tombé sur "Belle et Sébastien", la série en noir et blanc réalisée par Cécile Aubry en 1965, dont la firme à la marguerite est détentrice des droits et distributrice. L'idée de l'adapter pour le cinéma est alors venue. Gaumont est emballé par le projet et au moment de choisir le réalisateur, quelqu'un qui connaisse et apprécie assez enfants, chiens et montagne pour relever le défi de reprendre et d'adapter cette histoire qui avait connu tellement de succès, les producteurs et les scénaristes Juliette Sales et Fabien Suarez pensent tout de suite à Nicolas Vanier. Il venait de remettre un projet de film pour des raisons de financement et accepte d'être le metteur en scène de ce remake d'une série qu'il adorait enfant "Quand j’étais petit, j’étais complètement accro à cette série ! Il faut dire que j’étais déjà passionné par les animaux, la nature et la montagne et que j’en ai gardé un souvenir profondément ancré en moi. Ce n’est pas anodin puisqu’à l’âge adulte je me suis entièrement consacré aux chiens et à la nature."

Dès la première rencontre chez Gaumont, Nicolas Vanier pose quelques conditions quant à la mise en scène "D’abord, il fallait trouver un enfant exceptionnel tant par la force du regard que par la personnalité. Ensuite, je tenais à tourner sur trois saisons. Enfin, je souhaitais transposer le film à l’époque de la Seconde Guerre Mondiale. C’était un parti-pris esthétique car je ne voulais pas montrer la montagne telle qu’elle est devenue aujourd’hui : je souhaitais retrouver un paysage montagnard de chalets et de villages en lauzes, dont l’harmonie de couleurs et de matières fait écho au cuir, au chanvre et au bois des vêtements et des objets de l’époque. C’est donc cette volonté esthétique qui a servi la dramaturgie et qui m’a permis de renouer avec une dimension essentielle de la série : l’aventure, le voyage et la notion de passage. La guerre et la fuite des Juifs vers la Suisse s’inscrivaient parfaitement dans cette continuité."

Repérage à Bessans durant l'hiver 2011/2012Il a ensuite fallu choisir les décors qui conviendraient à l'histoire et son atmosphère, des paysages de montagne qui soient restés authentiques et c'est finalement en Haute Maurienne Vanoise que le réalisateur a choisi de poser ses caméras. "Quand j’ai évoqué ce projet, immédiatement, j’ai pensé à la Haute-Maurienne. Je suis venu plusieurs fois, notamment pour la Grande Odyssée et je connais bien ce secteur. Mais, je n’ai pas voulu me fermer à d’autres propositions. Alors, j’ai regardé ailleurs, j’ai cherché partout. Mais, à chaque fois, je revenais vers la Maurienne. Selon moi, cette histoire ne peut se tourner que là."

Après de nombreux repérages, il y a trouvé tous les lieux dont il avait besoin pour le film (excepté la scène d'ouverture tournée dans le Vercors et celle de clôture tournée sur les hauteurs de Chamonix). Dans le même temps, il a fallu organiser des castings pour trouver les différents interprètes des personnages et parmi eux, ceux de Belle et de Sébastien.

Pour la grande chienne blanche, l'équipe du film a casté près de 300 chiens patous, qui ont dû passer divers tests et faire des essais de dressage. Après en avoir retenu 7 ou 8, c'est finalement Garfield, 87 cm au garrot et 75 kg, un patou alors âgé de 3 ans originaire de l'Hérault qui a séduit les producteurs par sa haute taille, son beau pelage immaculé et grande gentillesse. Il était accompagné sur le tournage par deux autres doublures, Fort et Frippon, qui le remplacent parfois à l'écran. Ils ont été entraînés pendant près de six semaines par quatre dresseurs canadiens. Le casting pour le rôle de Sébastien a recueilli près de 2400 candidatures. La production a retenu 200 puis 12 jeunes garçon que Nicolas Vanier a amené en montagne avec ses chiens pour voir leur comportement avec eux, voir s'ils avaient le "feeling". Il a finalement retenu Félix Bossuet, un petit Parisien de 7 ans 1/2. A ses côtés, Tcheky Karyo joue le rôle de César, Margaux Châtelier celui d'Angelina et Dimitri Storoge le rôle du docteur Guillaume. Enfin Mehdi, l'interprète original de Sébastien, tient un rôle de bucheron dans cette nouvelle version de l'histoire écrite par sa maman.

Première partie du tournage : l'été

Le tournage débute le 25 juin 2012 à Bramans en Haute Maurienne. L'équipe technique doit composer avec la météo pour définir son planning et se déplace en fonction. Il se poursuit dans la vallée d'Avérole le 26 juin avec de nombreux figurants de la vallée. Le 27 juin l'équipe tourne dans le hameau de l'Ecot.

Le tournage se déplace fin juillet-début août 2012 dans le Vercors, près de Font d'Urles pour le tournage de la scène d'ouverture, une scène de haute voltige pour les acteurs.

Félix Bossuet est doublé par un jeune Modannais Pierre Férréol, aguerri en escalade, pour les scènes les plus techniques.

 

Sources : Planete-Cinephile ; Le dauphiné libéré 1,2,3,4 

Deuxième partie du tournage : l'automne

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Troisième partie du tournage : l'hiver

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Le tournage s'est achevé le 14 février 2013.

Date de dernière mise à jour : 13/01/2019

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