Belle et Sébastien

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Les Solognots font l’école buissonnière sur le film de N. Vanier

Le 03/10/2016

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  • La Rep.fr - La Ferté-Saint-Cyr

La Sologne est le plateau de tournage grandeur nature du nouveau film de Nicolas Vanier. Des dizaines d’habitants de  la région y participent comme figurants.

Sur la scène du marché, jouée à La Jarnault, des dizaines de figurants se melaient aux personnages principaux : Totoche joué par François Cluzet et Célestine, interprétée par Valérie Karsenti. Photo : Éric Malot

« Allez silence. 3, 2, 1. Action. » Une femme passe avec ses poulets dans les mains. Un couple achète des fleurs et des salades. Des gamins chapardent des pommes de terre. Un homme se promène avec sa chèvre.

Mardi dernier, c’était jour de marché sur le plateau de tournage du nouveau film de Nicolas Vanier : « L’École buissonnière ». Les caméras ont investi La Jarnault, un lieu-dit de la commune de La Ferté-Saint-Cyr, à cinq minutes de la frontière avec le Loiret. François Cluzet, derrière sa grosse barbe grisonnante, est presque méconnaissable. Soudain, Laurent Gerra, qui joue un gendarme, s’approche.

De Chambord  à Beaugency,  en passant par  La Ferté-Saint-Cyr

C’est dans des décors typiquement solognots que Nicolas Vanier a placé l’action de son long-métrage. Depuis le 19 septembre et jusqu’à fin novembre, ses équipes naviguent en Sologne : entre La Ferté-Saint-Cyr, le domaine de Chambord, Neung-sur-Beuvron, Brinon-sur-Sauldre, Menetou-sur-Cher, le château de Villebourgeon à La Marolle-en-Sologne… Le château de Beaugency devrait aussi figurer parmi les lieux de tournage. « Tourner à cette saison est risqué », reconnaît Nicolas Vanier. « Mais la Sologne y est belle. Les couleurs changent tout le temps. » Les étangs, la forêt…

« Quand on fait ce genre de film, on veut que ça devienne une carte postale », avance le producteur Matthieu Warter. « Il aura un impact touristique et économique évident. » Pourtant, ce long-métrage a eu des difficultés à démarrer. « Ça a été compliqué financièrement. Le film a été repoussé d’un an », ajoute le producteur.

Dans « L’École buissonnière », Nicolas Vanier raconte l’histoire de Paul, un orphelin parisien confié à une dame de campagne, Célestine, et à son mari Borel, un garde-chasse d’un domaine de Sologne. La forêt, les étangs, les cultures, tout ici appartient au comte de La Fresnaye qui tolère les braconniers, mais l’un d’eux est traqué : Totoche. Aux côtés de ce dernier, Paul va faire l’apprentissage de la vie, de la nature.

Le réalisateur solognot a choisi de montrer la beauté de sa région. Et s’est appuyé sur ses habitants. Car au-delà de la richesse des acteurs qui occupent les rôles principaux (François Berléand, François Cluzet, Éric Elmosnino, Valérie Karsenti), une multitude de figurants y apparaît.

Mardi dernier, ils étaient plus d’une centaine réunis à La Jarnault. Des gens du cru. Moustachus, barbus… Nicolas Vanier a cherché des « gueules ». Tandis que les hommes sont affublés de casquettes, les femmes ont, elles, revêtu leurs robes fleuries, chaussures à talons et chapeaux pour coller à l’ambiance des années 1930.

« On a pu approcher  les acteurs »

Martine Becu, 60 ans, fait partie du bataillon de figurants. Derrière son étal de poissons, l’habitante de La Ferté-Saint-Cyr se dit heureuse de cette expérience : « C’est fantastique de voir comment se fait un film, le boulot qu’il y a derrière. Il y a une bonne ambiance. Même si c’est parfois long, c’est marrant. Sur la précédente journée de tournage, on a pu approcher les acteurs. » Gérard Benoit, de Saint-Laurent-Nouan, 73 ans, est impressionné par « les nouvelles techniques, les grosses caméras. Parfois, on répète six, sept fois la même scène pour les raccords. Quand on regarde un film, on ne s’imagine pas tout ça. Et puis, c’est drôle. On n’est pas habillé comme tous les jours. » Enzo, 9 ans, en culottes courtes, prend surtout ce tournage comme un jeu : « On s’amuse bien. On a le droit de monter sur la charrette, de manger… » Mathilde, la maman de Mathis, 11 ans, regarde son fils évoluer : « Répéter dix fois la même chose ne le dérange pas. On lui a simplement dit de jouer comme un enfant. » Pour tous, il faudra attendre le 11 octobre 2017 pour se voir sur grand écran. 

Aurélie Richard

La Rep.fr La Ferté-Saint-Cyr Loiret

L'école buissonnière

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