Belle et Sébastien

Belle et Sébastien

Tournage de Belle et Sébastien 2

Préparation et casting

Après le succès du premier film Belle et Sébastien" qui avait réalisé plus de 2.8 millions d'entrées rien qu'en France et près de 4.5 millions dans le monde (il est resté en tête de films en langue française d'Italie, de Belgique, de Suisse et du Canada du premier semestre 2014), la Gaumont a naturellement lancé cette suite. Mais cette fois, on ne retrouve pas Nicolas Vanier derrière la caméra, déjà pris par un autre projet, mais le réalisateur canadien Christian Duguay. Il était déjà habitué à tourner avec des animaux puis qu'il a réalisé Jappeloup avec Guillaume Canet sorti en 2012. C'est son travail sur ce film qui a poussé les producteurs à le choisir. Il ne savait pas que le premier film avait été tourné quand la production l'a contacté et a d'abord hésité à accepter. Il connaissait en revanche très bien la série qu'il a regardé étant enfant et a appelé son fils Sébastien à cause d'elle. C'est la côté ode à la nature et la révélation de la psychologie de Sébastien, qui l'ont poussé à participer à cette nouvelle aventure.

Au casting, on retrouve le jeune Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Margaux Châtelier et Urbain Cancelier dans les rôles de Sébastien, César, Angelina et du maire. C'est l'occasion d'une nouvelle collaboration entre Christian Duguay et Tchéky Karyo ainsi que Jeffrey Noël, nouveau au casting, qu'il avait dirigés sur le tournage de Jappeloup. Parmi les nouveaux venus, on trouve Thierry Neuvic dans le rôle de Pierre, le seul espoir de César, Belle et Sébastien dans leur quête pour retrouver Angelina et qui s'avère être le père de Sébastien ainsi Thylane Blondeau dans le rôle de Gabrielle.

Pour ce nouvel opus, les scénaristes Juliette Sales et Fabien Suarez ont particulièrement développé le thème de la paternité. C'est cet axe particulier qui a poussé Thierry Neuvic a accepté le rôle, qui l'a d'autant plus touché qu'il est devenu père lors du tournage du long métrage.

Pour mieux entrer dans l'univers du premier film et donc lui rester fidèle, Christian Duguay a visionné tous ses rushes. Il explique : "Cela m'a permis de découvrir Félix et d'apercevoir l'acteur mais aussi l'enfant qu'il est pour mieux tisser un lien avec lui sur le tournage. J'ai été attentif aux directives d'Andrew Simpson, le coordinateur animalier, qui savait toujours comment obtenir la bonne réaction des chiens sans entraver le jeu de Félix. Je crois que pour diriger un deuxième épisode, il faut connaître et étudier tout ce qui s'est passé avant. C'est grâce à ce travail de préparation que j'ai réussi à emmener les personnages ailleurs et à poursuivre l'aventure."

L'équipe du film / Capture making of

Action !

Retour au pays de Belle et Sébastien...


Tournage à la cabane de Sébastien
 

La team patou de Belle 2...

 

Le film a été tourné dans des décors naturels, tout d'abord en Haute Maurienne Vanoise, le lieu de tournage du premier film."Les habitants de la région se souvenaient avec bonheur et fierté que Nicolas avait sublimé leur montagne, rendant hommage à leur région et à la nature", expliquent les producteurs. Le tournage a débuté le 4 août 2014 et s'est terminé le 30 août,

Félix Bossuet confie à propos du début de tournage "Je me rappelle très bien le tout premier jour de tournage (en Haute Maurienne) où on tournait avec les moutons. J'attendais le premier "action" avec impatience car c'était le début de l'aventure. C'était moi qui dirigeais le troupeau".

On retrouve donc des lieux familiers du premier opus : le chalet de César, la cabane de Sébastien, le village de Saint-Martin (partagé entre Bonneval et l'Ecot) ainsi que de nouveaux endroits de la vallée comme l'aérodrome de Sollières qui accueille le hangar de Pierre, le père de Sébastien. Le Rocher Saint-Claude qui borde la piste a également accueillit de nombreuses scènes différentes.

Enfin autre point essentiel du film, le rôle de la chienne Belle. En réalité, Belle est interprétée par quatre mâles Montagnes de Pyrénées, des animaux qui ont gardé leur instinct naturel et leur lenteur innée et qu'il fallait donc motiver pendant les scènes avec des morceaux de viande. Trois d'entre eux étaient déjà présents sur le premier film. Christian Duguay se rappelle : "Il y avait d'abord Bear, qui était le plus petit, mais qui avait une tête magnifique pour les plans serrés, dégageant une grande douceur communicative. Le deuxième, nommé Fort, était plus grand et arborait une présence physique incroyable. C'était aussi le plus calme pour jouer les scènes de feu ou d'autres cascades. Fripon, comme son nom l'indique, avait la figure un peu fripée mais il était capable de vraies prouesses comme par exemple la scène où il doit rattraper la médaille de Sébastien. Enfin, Garfield réunissait les qualités des trois autres mais était aussi le plus imprévisible. C'est lui qui a incarné Belle dans le premier volet." Félix Bossuet a passé beaucoup de temps avec les chiens en amont de tournage : "On m’a demandé de faire un certain parcours : le chien devait me suivre, ensuite je devais lui donner à manger, puis le caresser et accomplir toutes sortes de choses de façon à me rapprocher de lui", se souvient-il.

...et tous les autres animaux


 

Les chiens ne sont pas les seuls animaux du film, loin de là : on trouve par exemple un ours ou des loups. La production a fait appel au dresseur Andrew Simpson qui a collaboré à de nombreux films internationaux et qui a fait venir des femmes dresseurs des États-Unis. Il avait travaillé sur le premier film, ainsi que sur le film Loup de Nicolas Vanier et dans "Le dernier loup " de Jean-Jacques Annaud. "Sous la tutelle d'Andrew Simpson, toute une équipe française a coordonné une petite ménagerie comprenant des loups, des sangliers, des biches et des renards mais aussi un ours et des rapaces ! Inutile de dire à quel point ces scènes ont été complexes à mettre en place mais la contribution des animaux a été essentielle pour donner un souffle naturel et véridique au film", se rappelle Christian Duguay.

 

La scène avec l’ours a nécessité des barrières de protection au cas où l'animal déciderait de charger les membres de l'équipe. Pour l'anecdote, ses dresseurs lui donnaient à manger des chamallows et des croissants. 

Andrew Simpson avait prévenu le réalisateur qu'il ne pourrait jamais mettre le chien et l'ours face à face. Il a donc fallu ruser. L'équipe a donc tourné tous les plans de l'ours puis tous les plans du chien. Enfin, pour le plan où l'ours frappe Belle avec sa pâte, le coordinateur animalier a revêtu un costume d'ours 

ça chauffe

 

Félix Bossuet explique que comme pour le premier film, le tournage a été complexe, jouant avec les températures. Si le froid et la neige ont rendu le tournage de Belle et Sébastien difficile, le travail sur ce second film a été différent mais pas moins délicat : il y a plus d'action et il faisait très chaud. En effet, dans une grande partie de l'histoire, les personnages affrontent un terrible incendie. Christian Duguay a fait appel à une équipe de techniciens spécialistes des effets spéciaux mécaniques. Avec l'aide du chef décorateur, ils ont récréé une fausse forêt en bordure d'une vrai forêt. Les faux arbres implantés étaient alimentés par des bonbonnes de gaz. Il suffisait ainsi de remplacer les branches entre les prises pour montrer à l'écran une véritable forêt en feu.

Décollage

Autre défi technique, le tournage des nombreux plans aériens. Christian Duguay a fait appel à un réalisateur 2ème équipe expérimenté dans le tournage de ce type de plans. Un pilote professionnel a ainsi doublé Thierry Neuvic dans toutes les scènes en vol, alors que l'avion était filmé par un hélicoptère qui le suivait avec la caméra. Puis, pour le tournage avec les comédiens, l'équipe a tourné au sol, à l'aérodrome d'Arbent dans l'Ain. L'avion était suspendu à une grue et les techniciens qui se supendaient de part et d'autre de l'appareil pour le faire bouger comme s'il volait. Thierry Neuvic n'a pas piloté son appareil mais a appris quelques gestes : il a appris à freiner, à virer à mettre son avion en position et a donc effectué de nombreuses manoeuvres au sol. 

De nouveaux lieux de tournage

Le tournage s'est installé dans la Vallée de l’Ain dans la région d’Oyonnax, du 8 septembre au 17 octobre 2014. En effet, pour les besoins de l'histoire, il était nécessaire de trouver des paysages d'une plus moyenne montagne, afin de trancher avec les paysages majestueux et les hauts sommets alpins. L'équipe a posé ses caméras dans le Bugey : au lac Genin, au Pont de Pérignat près d'Izernore ou encore à la Carbone de Boeuf.

Sources : © Allociné ; "Belle et Sébastien, l'aventure continue" - livre photo du film paru aux éditions Télémaque ; Belle et Sébastien, L'histoire d'une suite (Making Off)

Date de dernière mise à jour : 28/11/2020

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